Les Voleurs et l’Âne

Les Voleurs et l’Âne est la treizième fable du Livre I situé dans le Premier Recueil des Fables de La Fontaine, publié en 1668.

Les Voleurs et l’Âne
Les Voleurs et l’Âne – Grandville

Pour un Âne enlevé deux Voleurs se battaient :
L’un voulait le garder ; l’autre voulait le vendre.
Tandis que coups de poing trottaient,
Et que nos champions songeaient à se défendre,
Arrive un troisième Larron
Qui saisit Maître Aliboron.
L’ Âne, c’est quelquefois une pauvre Province.
Les Voleurs sont tel ou tel Prince,
Comme le Transylvain, le Turc et le Hongrois.
Au lieu de deux j’en ai rencontré trois :
Il est assez de cette marchandise.
De nul d’eux n’est souvent la Province conquise :
Un quart Voleur survient, qui les accorde net
En se saisissant du Baudet.

Jean de La FontaineLes fables de La Fontaine, Livre I